Il y a des séries qu’on regarde toujours de loin en se disant : “Un jour, peut-être.” Et puis il y a celles qu’on a déjà testées sur console Nintendo en se disant : “Oui… mais non.” Les anciennes versions Switch de Farming Simulator avaient ce petit goût d’expérience allégée, sympa mais amputée. Avec Farming Simulator Signature Edition, les choses changent sérieusement.
Cette édition repose sur la base de Farming Simulator 25 (que je vous avais fait découvrir en vidéo juste ici), et ça se sent immédiatement. On n’est plus face à un spin-off simplifié. On parle ici de plus de 400 véhicules et outils issus de dizaines de marques réelles, d’une trentaine de cultures, d’élevage, de sylviculture, de contrats, de gestion financière poussée… Bref, une vraie ferme moderne à gérer, pas un bac à sable agricole light.
Et ça, sur Nintendo Switch 2, c’est quand même un petit événement.
Une version enfin complète… ou presque
Ce qui m’a frappé, c’est surtout le sentiment d’avoir enfin “la vraie version” en portable. On peut gérer ses champs, déléguer des tâches aux ouvriers IA, optimiser ses rotations de cultures, investir dans du matériel monstrueux… On ne sent plus cette limitation artificielle qu’on connaissait sur la première Switch.
En mode docké, le jeu est globalement propre. L’affichage est plus fin que sur les anciennes itérations Nintendo, les distances d’affichage sont correctes et l’ensemble reste lisible même quand l’exploitation commence à devenir tentaculaire. En portable, c’est clairement jouable et confortable, et l’interface profite même de commandes tactiles dans les menus, ce qui rend la gestion plus fluide qu’au stick seul.
Mais tout n’est pas parfait. La stabilité est correcte sans être irréprochable. Sur de grosses exploitations ou lors de scènes chargées (plusieurs machines en action, météo capricieuse, beaucoup d’éléments à l’écran), le framerate peut vaciller. Ce n’est pas injouable, loin de là, mais on sent que la machine est sollicitée. Quelques bugs visuels et collisions étranges rappellent aussi que l’optimisation n’est pas encore chirurgicale.
Le vrai luxe : jouer partout
Là où cette Signature Edition marque des points, c’est dans le confort d’usage. Pouvoir lancer une récolte en docké sur grand écran, puis continuer à optimiser ses champs dans le canapé en portable, ça change la relation au jeu. Farming Simulator devient presque un jeu “doudou” : on y revient pour gérer deux contrats, acheter un nouvel outil, vérifier ses silos… et on y passe deux heures sans s’en rendre compte.
Comparé aux anciennes versions Switch, le saut est évident : plus riche, plus dense, plus fidèle à l’expérience principale développée par Giants Software. On n’est plus face à une adaptation réduite, mais à une déclinaison ambitieuse.
Est-ce la version la plus belle ou la plus stable du marché ? Non. Les versions PS5, Xbox Series ou PC restent devant techniquement. Mais pour une expérience portable complète, c’est aujourd’hui la proposition la plus sérieuse de la série sur une console Nintendo.
