The Rogue Prince of Persia : rogue-lite sous le soleil

The Rogue Prince of Persia : rogue-lite sous le soleil

Cela faisait un moment que je voulais m’essayer à ce jeu, et sa sortie sur la Nintendo Switch originale m’a donné l’occasion parfaite de le tester. Fan de longue date de la série Prince of Persia et amateur de roguelites depuis peu, j’avais de grandes attentes pour The Rogue Prince of Persia. Dans l’ensemble, le jeu m’a plu, même s’il n’est pas exempt de quelques défauts, particulièrement sur cette plateforme (j’avais déjà pu le tester rapidement sur Xbox Series X).

Développé par Evil Empire, les créateurs de Dead Cells, le titre place le joueur dans la peau d’un Prince de Perse qui doit sauver son royaume en enchaînant des runs. Le principe est simple et efficace : on court, on saute, on effectue des wall-runs acrobatiques, on combat en intégrant le parkour dans ses enchaînements, on meurt, on améliore ses capacités permanentes et on recommence. C’est du roguelite pur et dur, avec des niveaux qui varient légèrement à chaque tentative, des biomes bien différenciés et une sensation de progression qui donne vraiment envie de lancer « juste une dernière run ».

Quand tout fonctionne correctement, l’expérience est réellement jouissive. Le mouvement se révèle très fluide : on se sent agile et presque invincible durant ces séquences parfaites où l’on rebondit sur les murs, esquive un piège et élimine plusieurs ennemis d’un trait. Les armes et les builds offrent une belle variété, la bande-son est excellente avec ses influences persanes modernes qui donnent de l’énergie, et l’ensemble garde cette patte caractéristique de la série.

Cependant, sur la Switch originale, quelques compromis techniques se font sentir. On remarque un lag entre le moment où on appuie sur le bouton et l’action à l’écran assez présent qui rend les mouvements précis un peu plus délicats. Le framerate, qui vise les 30 images par seconde, n’est pas toujours stable, surtout dans les moments les plus intenses. Pire encore, les temps de chargement sont atrocement longs (entre 40 secondes et une minute selon les cas), ce qui casse nettement le rythme entre les runs et peut vite devenir frustrant. J’ai lâché plusieurs fois le jeu à cause de ça… Les graphismes quant à eux restent corrects dans un style comic-book agréable, mais ils paraissent un peu en retrait par rapport aux versions sur d’autres plateformes.

Côté scénario, il reste assez léger et sert surtout de prétexte, ce n’est clairement pas le point central du jeu…

Au final, si vous possédez une Switch originale et que vous appréciez les roguelites acrobatiques, The Rogue Prince of Persia propose de très bons moments. Il y a de nombreuses heures de plaisir à en tirer, notamment en mode portable. Cela dit, si vous avez accès à une Switch 2, un PC ou une autre console, je recommande vivement d’y jouer sur ces plateformes pour profiter du titre dans les meilleures conditions. Sur Switch 1, il reste beaucoup de satisfaction malgré les concessions techniques, et cette fameuse envie de relancer une nouvelle tentative malgré tout même si des fois les temps de chargement nous découragerons…

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