J’ai reçu une clef presse pour Lost and Found Co. quelques semaines avant sa sortie. Je me suis dit : hidden object, c’est pas mon truc, mais le visuel dans le mail de présentation m’a fait stopper le scroll. Il y avait quelque chose dans ce fouilli coloré, ces petits personnages qui grouillent, cette densité assumée jusqu’à l’indécence. J’ai téléchargé, j’ai lancé. Et là, j’ai compris que j’allais perdre des heures que j’avais pas prévues.
Le jeu te place dans la peau de Ducky, une petite cane ordinaire qui se retrouve transformée en humaine par Mei, une déesse de la guerre reconvertie dans la startup. Son plan pour retrouver sa gloire perdue ? Créer une agence de recherche d’objets perdus, avec toi comme stagiaire. C’est absurde, c’est charmant, et étonnamment, le scénario tient la route. Il y a une vraie montée en puissance, une menace concrète (le OK Corp qui veut racheter tout le monde), des moments drôles et d’autres un peu plus émouvants. On est loin d’un prétexte scénaristique pour justifier de fouiller des décors — il y a une vraie écriture derrière, des personnages qui ont une gueule, et des répliques qui font sourire pour de bonnes raisons.
Un monde qui déborde de partout
Chaque niveau est une sorte de tableau vivant, isométrique, ultra-chargé, qui fait penser à un Où est Charlie? sous stéroïdes. Des centres commerciaux bondés, des cafés à chats, des parcs qui débordent, une boutique d’antiquités maudite. Bit Egg Inc., le studio thaïlandais derrière le jeu, a clairement mis une énergie folle dans chaque scène — il y a des références pop culture planquées partout, des petites histoires qui se jouent en arrière-plan, des détails qui n’ont aucune raison d’être là et qui te font quand même sourire. Je me suis surprise à finir un niveau et à rester encore deux minutes juste à regarder ce que j’avais loupé.
Le gameplay en lui-même est simple : une liste d’objets à trouver, tu cliques dessus, tu passes au suivant. Certains se cachent dans des tiroirs ou des boîtes, d’autres nécessitent d’interagir avec l’environnement. Il y a un système de hints basé sur des petites créatures décolorées à débusquer — au début ça peut frustrer si t’en manques, mais une fois que tu commences à en accumuler, c’est plutôt bien pensé.
Le ROG Ally Xbox et moi : une histoire compliquée
Je vais être honnête : mon expérience a été un peu plombée par des problèmes de compatibilité sur ROG Ally Xbox. Les contrôles passaient parfois en mode souris, parfois en mode manette, sans prévenir, et les deux se mélangeaient de façon foireuse au point de rendre certains niveaux vraiment pénibles. C’est dommage parce que le jeu se prête parfaitement au format portable — une session confortable sur canapé à fouiller des décors, c’est exactement le genre de truc que j’aurais adoré faire en transit. En l’état, je recommande plutôt de jouer à la souris sur un vrai setup PC, au moins jusqu’à ce qu’un patch règle ça.
Mais même avec ce bug qui m’a coûté quelques moments d’agacement, je suis revenue. Et c’est peut-être le meilleur compliment que je puisse faire.
Verdict
Lost and Found Co. m’a surprise, et j’aime pas trop admettre ce genre de chose. Je m’attendais à un petit jeu mignon sans grande profondeur, j’ai trouvé un titre soigné, généreux, avec une vraie âme. Le visuel est superbe, l’ambiance est exactée, et le scénario fait le boulot sans jamais se prendre au sérieux. Les problèmes de compatibilité manette sur ROG Ally sont à noter si vous avez le même setup. Sinon — foncez.
Testé en avant-première sur ROG Ally Xbox (PC) — clef fournie par l’éditeur.
