The Crew Motorfest — Moins de 7€ pour un Hawaï de poche

The Crew Motorfest — Moins de 7€ pour un Hawaï de poche

Je l’avais à l’œil depuis un moment, ce Motorfest. Pas assez pour débourser le tarif plein, mais suffisamment pour surveiller les promos. Quand je l’ai chopé à moins de 7€ sur Steam, j’ai eu le réflexe classique : le lancer juste pour voir, histoire de tester. Spoiler : j’ai joué jusqu’à une heure du mat et je n’ai pas trouvé ça honteux.

Soyons honnêtes d’entrée : si tu connais Forza Horizon, tu vas avoir un déjà-vu intense en démarrant Motorfest. L’ambiance festival, les voix qui commentent tes moindres faits et gestes, les ballons colorés dans tous les coins… Ivory Tower ne s’en cache pas vraiment, ils ont regardé ce que faisait Playground Games et ils ont copié ce qui marchait. En tant que grande fan de la série Forza, ça m’a d’abord un peu agacée. Et puis j’ai pris le volant, et j’ai un peu arrêté de faire la fine bouche.

Hawaï, oui. L’Angleterre, c’est fini.

Ce qui m’avait tuée dans certains Forza, c’est quand ils ont eu la brillante idée de m’emmener rouler en Angleterre. Des champs, de la pluie, des haies. Merci, très peu pour moi. Là, on est à Oahu, avec ses côtes, ses volcans, ses routes qui serpentent entre jungle et plage. C’est beau. Vraiment beau. Les couchers de soleil sont ridicules de générosité, les effets de lumière font leur petit effet, et même en roulant à toute vitesse j’ai eu plusieurs moments « attends, c’est joli là ». Le genre de détail qui fait qu’on apprécie le trajet autant que l’arrivée.

La map est plus petite que ce à quoi je m’attendais — la traverser d’un bout à l’autre en avion prend à peine dix minutes — mais elle est dense, bien remplie, et on ne s’y ennuie pas. Ce n’est pas l’open world infini qui te donne le vertige, c’est une île vivante avec plein de recoins à explorer.

Du fond, des courses, et une physique qui tient la route

Ce qui m’a vraiment surprise, c’est la variété. Les playlists (c’est comme ça qu’ils appellent leurs séries d’épreuves thématiques) couvrent tout : courses sur route, hors-piste, drift, dragster, courses en moto, en bateau, en avion… Chaque playlist a son univers propre, ses véhicules de prêt spécifiques, son ambiance. J’ai adoré ça. On ne fait pas juste courir des voitures en boucle — on saute d’une discipline à l’autre et ça maintient l’intérêt bien plus longtemps que prévu.

Le feeling arcade est exactement ce qu’il me faut. Les voitures glissent bien, répondent bien, et même si on est loin d’une simulation, on ressent quelque chose au volant — ce qui n’était clairement pas le cas dans les précédents opus, où les bagnoles avaient la consistance d’un savon sur du carrelage mouillé. Ici c’est fluide, accessible, fun. Je n’ai désactivé aucune aide et je me suis amusée dès les premières minutes.

Alors oui, il y a des défauts. Les commentaires radio des PNJ toutes les 30 secondes m’ont rapidement rendue folle (heureusement, ça se coupe). Le voyage rapide est bloqué au début et ça oblige à rouler de longues distances juste pour débloquer des courses — le genre de friction inutile qu’on n’attendait plus en 2023. Et quelques textures en arrière-plan rappellent qu’on est sur un titre Ubisoft avec un budget pas illimité.

J’y suis retournée plusieurs soirs de suite. Hawaï a cette réputation de garder les gens plus longtemps que prévu. Je comprends mieux pourquoi.

Une très bonne surprise arcade, idéale pour les fans de Forza qui veulent quelque chose de similaire sur PC, ou simplement pour passer de bonnes soirées sans prise de tête. Pas un chef-d’œuvre. Un plaisir coupable à prix dérisoire.

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