À la maison, nous traversons une période où j’entends probablement plus souvent « Hot Wheels » que « papa ». Les petites voitures sont partout, les discussions avec les copains tournent largement autour du sujet, et le circuit reçu par Noah pour son anniversaire bénéficie d’un statut quelque part entre le trésor national et le Graal. Autant dire qu’en recevant Hot Wheels Infinite Rush sur Nintendo Switch 2, je savais déjà à qui confier le premier essai.
Pour ce test, mon fils a donc été mon pilote principal. Avec un regard assez différent du mien : pendant que je comparais cette nouvelle proposition aux précédents épisodes, lui voulait surtout savoir où il pouvait aller avec sa voiture. Et sur ce point, le premier contact a été franchement réussi.

Des petites voitures qui prennent le large
Infinite Rush fait évoluer la formule des Hot Wheels Unleashed en ouvrant les portes du circuit. Le jeu propose quatre îles aux ambiances différentes, à explorer entre les courses, les défis et les objets à collectionner. On passe ainsi d’environnements urbains à des paysages côtiers, des canyons industriels ou des décors d’inspiration asiatique. Le principe : vous laisser rouler et trouver de quoi vous occuper en chemin.
C’est précisément cette liberté qui a plu à Noah. Pouvoir se balader, partir dans une direction puis changer d’avis, sans devoir immédiatement se concentrer sur une course, fonctionne très bien. Pour un enfant qui adore déjà faire vivre ses petites voitures dans toute la maison, le prolongement est assez évident. Le jeu lui donne un terrain beaucoup plus grand, avec l’avantage appréciable de ne pas empiéter sur le passage entre le canapé et la cuisine.
De mon côté, j’ai tout de même un petit regret. Les précédents épisodes avaient un charme particulier en nous installant dans des chambres et d’autres décors du quotidien, avec cette sensation d’être vraiment aux commandes de voitures miniatures. Le mobilier devenait gigantesque, et les pistes prenaient une autre dimension.
Ici, les îles sont agréables et les ambiances variées, mais la proposition me semble moins originale. On retrouve davantage les habitudes du jeu de course en monde ouvert. Ce changement fait gagner de la liberté, tout en faisant perdre une partie de ce décalage qui donnait aux Unleashed leur personnalité.
Reste que l’esprit Hot Wheels répond toujours présent. Ça va vite, les voitures donnent envie de remplir le garage, et le changement de véhicule à la volée est une excellente idée. On retrouve quelque chose de très naturel : choisir une petite voiture, jouer avec, puis en attraper une autre parce qu’elle nous fait envie. Sauf qu’ici, on peut le faire en pleine balade.
Le catalogue dépasse les 150 véhicules, répartis en quatre catégories aux comportements différents. Les Drifters privilégient les glissades, les Speeders la vitesse, les Titans les véhicules plus lourds, tandis que les Versatiles offrent une approche polyvalente. De quoi donner un peu de sens au choix de sa voiture au-delà de sa couleur ou de sa tête rigolote. Même si ces deux critères restent parfaitement recevables.
Un grand terrain de jeu, avec quelques limites
Autre bon point de notre découverte : les collectibles. Il y a de quoi fouiner dans le monde ouvert, et ces petites choses à récupérer donnent une raison supplémentaire de quitter son trajet. J’aime bien ce fonctionnement dans un jeu de ce genre : on peut lancer une course, mais aussi simplement profiter de la conduite et chercher ce qui se cache un peu plus loin.
Il faut toutefois distinguer le plaisir de découvrir les îles de l’envie d’en terminer toutes les activités. Impossible de ne pas remarquer une progression qui manque parfois de rythme ou des objectifs qui finissent par se répéter. C’est une limite à garder en tête pour ceux qui attendent un monde ouvert capable de renouveler constamment ses surprises. Dans notre cas, la possibilité de rouler librement a déjà une vraie valeur, surtout pour Noah.
Visuellement, je trouve que cette version Switch 2 tient très bien la route. L’ensemble est coloré, plaisant à regarder, et les voitures restent les vedettes du spectacle. Je ne vais pas transformer ce test familial en relevé de performances : notre impression visuelle est bonne. En revanche, les temps de chargement sont diablement longs, et m’ont rappelé une époque révolue depuis bien longtemps.
Le jeu comporte également un éditeur de circuits, qui permet d’intégrer ses créations aux îles et d’y ajouter des adversaires contrôlés par le jeu. Sur le principe, c’est exactement le genre de fonctionnalité qui colle à Hot Wheels. Il nous a semblé plutôt bien fichu au premier abord, mais soyons honnêtes : nous n’y avons pas passé suffisamment de temps pour en juger la profondeur ou la facilité d’utilisation sur la durée.
Enfin, un détail utile si vous imaginez explorer tout cela en famille : le multijoueur local permet de disputer des épreuves en écran partagé, jusqu’à quatre, mais pas de se promener ensemble librement sur les îles. C’est dommage, car cette balade à plusieurs aurait eu toute sa place dans la formule.
Hot Wheels Infinite Rush nous a donc laissé une bonne impression, avec un enthousiasme particulièrement net du côté de mon testeur principal. Je garde une préférence pour les décors miniatures des précédents épisodes, plus singuliers, mais cette nouvelle liberté apporte un plaisir différent. Pour Noah, pouvoir prendre une voiture et partir explorer constitue déjà une bonne partie de la réussite.
Le circuit de son anniversaire conserve probablement sa place de relique sacrée. Il a simplement désormais un concurrent sur la télévision.
Jeu reçu pour ce test sur Nintendo Switch 2.
