J’étais venu gérer un musée. Envoyer mes experts chercher des trucs improbables, les exposer proprement et essayer de maintenir un semblant d’ordre dans tout ça. Et puis Two Point Museum a sorti Attractions et Reliques, et voilà qu’il faut dessiner des montagnes russes. Bon. Apparemment, le département conservation du patrimoine a décidé de prendre quelques libertés.
Sur moi, l’argument fonctionne plutôt bien. Je suis un grand fan de Two Point, avec un attachement qui remonte au Theme Hospital de mon enfance, dont Two Point Hospital a repris le flambeau. Mais j’ai aussi une belle affection pour Theme Park World, RollerCoaster Tycoon et compagnie. Les manèges et la gestion, c’est donc une association qui me parle. Je ne m’attendais simplement pas à la retrouver ici.
Une collection de manèges qui prend un peu de place
Le DLC nous emmène au Parc Riquetti, un ancien parc d’attractions à remettre sur pied dans une campagne cinq étoiles. Pour récupérer les plans des installations, on recrute des experts forains et on les envoie en expédition. Ils prennent ensuite en charge la construction, l’entretien et les améliorations. Jusqu’ici, on retrouve assez facilement ses habitudes de conservateur.
Sauf que les nouveaux objets de collection accueillent des passagers.
Certains manèges sont prêts à installer : on choisit leur emplacement, on aménage une file d’attente et on organise les services autour. Des mascottes peuvent divertir les visiteurs, histoire que patienter fasse aussi partie du programme. Tout cela peut cohabiter avec les collections du musée. Dans le comté de Two Point, personne ne semble particulièrement inquiet de cette orientation culturelle.
Les montagnes russes sont le morceau le plus intéressant. On dessine leur parcours en ajustant hauteur, inclinaison et virages, avec de la traction et du freinage pour faire fonctionner l’ensemble. Il faut tenir compte des sensations recherchées par les visiteurs, mais aussi des nausées. Le grand huit idéal ne se résume donc pas à empiler les virages jusqu’à obtenir un résultat vaguement inquiétant.
Les attractions vendent également des tickets plutôt que de compter sur les dons. On ajuste les tarifs, et leur qualité comme leurs améliorations deviennent des leviers pour les finances du parc.
Très bien, mais je garde mon badge de conservateur ?
C’est là que le DLC m’interpelle. Je m’attendais à quelques curiosités foraines supplémentaires ; la proposition va jusqu’à construire un véritable parc. Et même si les deux m’intéressent, composer une exposition et concevoir un grand huit ne répondent pas tout à fait à la même envie.
Museum garde forcément ses limites : les outils de construction sont moins poussés que dans un jeu dédié aux parcs, et les expéditions restent au cœur de la progression. Après les principales découvertes, récupérer des plans améliorés peut devenir répétitif.
Est-ce que Two Point Studios teste ici des idées pour un futur jeu entièrement consacré aux parcs ? Rien ne le confirme. Mais difficile de ne pas y penser.
Attractions et Reliques offre une façon séduisante de prolonger Museum, quitte à surprendre ceux qui voulaient surtout enrichir leurs collections. Moi, il me donne particulièrement envie d’un véritable Two Point Theme Park. Vous me connaissez : avec cette proposition, je serais assez facile à convaincre.
